Le prix Sylvain-Lelièvre remis à Jacques Michel

Le 15e gala de la Fondation SPACQ s’est tenu en mode virtuel cette année. À cette occasion, le prix Sylvain-Lelièvre a été remis à Jacques Michel pour couronner l’ensemble de sa carrière. Ce dernier s’est dit profondément touché par cette reconnaissance qui souligne et qui confirme l’importance de son œuvre artistique dans l’histoire et la mémoire collective québécoise. L’auteur-compositeur-interprète bien connu pour ses succès Un nouveau jour va se lever, Pas besoin de frapper et Amène-toi chez nous a également reçu en plus de son prix une estampe de l’artiste-peintre Marc Séguin et une bourse du commanditaire Fiera Capital. Au cours de sa carrière de cinq décennies, Jacques Michel a écrit au-delà de 300 chansons qui ont été interprétées par Gérard Lenorman, Pauline Julien et plus récemment par Sylvain Cossette et Fred Pellerin.

 

L’histoire du parc Sylvain-Lelièvre

© Patrice Laroche (Le Soleil)

Avant d’être d’être nommé parc Sylvain-Lelièvre, l’espace à l’angle du boulevard de la Canardière et de la 4e Avenue a connu une autre vie. Jusqu’à la fin des années des années 1990, l’enseigne BP a régné à cette intersection du Vieux-Limoilou. Suite à la disparition des pompes à essence et du garage de mécanique automobile, l’espace a hébergé quelques années des bacs de recyclage et des conteneurs de récupération. Ce paysage s’est grandement épanoui lorsque le parc Sylvain-Lelièvre a été aménagé et inauguré dans la foulée de la fête de la fondation de la ville de Québec, le 3 juillet 2004. Une célébration a été organisée pour l’occasion en présence de l’ancien maire Jean-Paul L’Allier et l’épouse de Sylvain Lelièvre, Monique Vaillancourt.

Le parc a été conçu par l’architecte paysagiste André Plante. Des conifères, des arbustes et des fleurs encerclent le point central en forme de microsillon. La sculpture suspendue de 25 mètres de long se constitue d’une portée musicale en aluminium reproduisant les deux derniers vers de la chanson Toi l’ami de Sylvain Lelièvre : « Que par-dessus les mers, les villes et les toits se rejoignent nos mains à force d’espérance ».

Source historique : L’angle du boulevard de la Canardière et de la 4e Avenue en 1978
(Le Soleil, 31 octobre 2020)

Photos saisonnières : Carole Beausoleil

Clin d’œil à Marie-Hélène

Sur son deuxième album, l’ex-leader des Parfaits salauds, Rémy Caset rend hommage à Marie-Hélène dans sa chanson Éléonore. L’auteur-compositeur-interprète reprend le célèbre refrain en ces mots : «Elle trouve ça dur d’avoir vingt ans / Comme une certaine Marie-Hélène / Y a pas si longtemps». La sympathique pièce folk nous entraîne dans la vie d’Éléonore qui cherche l’amour et le réconfort. À l’exemple de son premier album solo, L’hippocampe aux yeux clairs ravit les critiques comme ici sous la plume de Sylvain Cormier du Devoir, qui lui accorde trois étoiles et demie.

Les duos avec Fabienne Thibeault

© BAnQ

Dans Mon Starmania, titre de l’ouvrage souvenir de Fabienne Thibeault sur l’opéra-rock, celle-ci rend un bel hommage à Sylvain Lelièvre. La collaboration qu’ils entretiennent s’amorce lorsque cette dernière suit le cours Atelier de chansons, que Lelièvre donne au Collège de Maisonneuve. Fabienne Thibeault y participe pendant deux ans, période au cours de laquelle elle remporte le premier prix du Festival international de la chanson de Granby, en 1974. Durant l’enregistrement de l’album Petit matin, Sylvain Lelièvre invite Fabienne Thibeault à chanter en duo avec lui sa pièce Old Orchard, chanson très populaire du 33 tours. Le succès de Petit matin incite Lelièvre à renouveler l’expérience pour son prochain album, où figure sa célèbre Marie-Hélène. Ils chantent ainsi ensemble sur Programme double et Chanson de Pierrot au printemps 1976.

L’hommage à Kerouac

Figurant sur l’album éponyme de 1978, la chanson Kerouac a été composée par Sylvain Lelièvre en hommage au poète et écrivain franco-américain. Comme professeur de littérature au Collège de Maisonneuve, Sylvain Lelièvre a maintes fois mis au programme de son cours Sur la route de Jack Kerouac. Il lui vouait une grande admiration, en plus d’être fasciné par ses racines québécoises : la mère de Kerouac, Gabrielle-Ange Lévesque, étant native de Saint-Pacôme dans le Bas-Saint-Laurent.

En 2015, la municipalité de Saint-Pacôme a inclus la chanson Kerouac dans une balado disponible dans un parcours découverte sur les traces du célèbre beatnik. Dernièrement, l’ancien ministre et comédien Maka Kotto a revisité la chanson de Sylvain Lelièvre dans une narration qui offre une toute autre dimension à la pièce.

Kerouac lue par Maka Kotto
Kerouac de Sylvain Lelièvre