Premier prix obtenu par Sylvain Lelièvre

Sylvain Lelièvre a obtenu sa première récompense lors du Grand Prix international de la chanson française, le 28 avril 1963 : il y a 55 ans. Âgé d’à peine 20 ans à l’époque, le jeune auteur-compositeur de Québec a reçu son prix des mains de monsieur Alphonse Ouimet, président de la Société Radio-Canada. Parmi les huit chansons proposées, le jury – composé de responsables d’émissions de variétés de France, Suisse, Belgique et du Canada – a choisi la pièce qui lui semblait contenir les qualités les plus poétiques et musicales. Intitulée Les amours anciennes, la chanson primée a été interprétée par Monique Leyrac. Les auditeurs et téléspectateurs ont pu par eux-mêmes apprécier le verdict du jury international, puisque le gala était radiodiffusé et télédiffusé de la scène de la Comédie-canadienne, à Montréal.

Le trophée est une œuvre de l’artiste montréalaise Arlette Prud’homme. Il est constitué d’émail polychrome sur cuivre plique-à-jour.

Série documentaire sur Sylvain Lelièvre en ligne

À l’occasion des 5 ans de la mort de Sylvain Lelièvre, l’animatrice et réalisatrice Élizabeth Gagnon a conçu une série documentaire sur la vie et la carrière de l’auteur-compositeur décédé en 2002. Durant sept semaines, du 7 juillet au 18 août 2007, deux émissions en parallèle nous ont fait découvrir les facettes méconnues de l’artiste autant sur le plan personnel que professionnel. À 15h, Michel Rivard présentait l’histoire de Sylvain Lelièvre, Le chanteur libre. Alors qu’à 23h, Élizabeth Gagnon prenait la barre de l’émission Lelièvre+, où s’entremêlaient témoignages, découvertes et inédits. À cette série documentaire en deux volets s’est greffée une plateforme web dédiée au contenu audio des émissions. L’équipe de webmestres de la ICI Radio-Canada Première a réalisé une refonte de la première zone web conçue il y a 11 ans en 2017, alors qu’étaient soulignées les 15 années du décès du poète de Limoilou : Sylvain Lelièvre, le chanteur libre.

Pour les fans et admirateurs de l’œuvre de Lelièvre, la plateforme web originale de la série documentaire est toujours disponible. Celle-ci contient des extraits audios, une biographie exhaustive et des archives familiales (photos). Elle est en ligne à cette adresse : Sylvain Lelièvre, repères biographiques et musicaux.

 

Sylvain Lelièvre parmi les Québécois souhaités ressuscités

© Laurence Labat

Le poète du quotidien, aussi connu sous les traits de Sylvain Lelièvre, figure parmi les 27 personnalités québécoises décédées dont la résurrection est souhaitée dans le Journal de Montréal, en ce week-end pascal. L’auteur-compositeur-interprète, récipiendaire de 4 Félix, est entouré de figures emblématiques du Québec moderne, tels que Gilles Villeneuve, Anne Hébert, Jean Béliveau, Robert Gravel, Gerry Boulet, René Lévesque, Gabrielle Roy, Rita Lafontaine, Pauline Julien et La Bolduc, pour ne nommes que celles-ci.

Disparu à l’âge de 59 ans, Sylvain Lelièvre est décédé subitement au retour d’un atelier d’écriture passé aux Îles-de-la-Madeleine. L’escale à l’aéroport international Jean-Lesage s’est avéré son dernier arrêt. Après quelques tentatives pour le réanimer, l’hôtesse d’Air Canada Jazz a communiqué avec le CHUL de Québec pour obtenir une ambulance d’urgence. À son arrivée à l’hôpital universitaire, Sylvain Lelièvre a été ausculté par l’urgentologue en poste, ce dimanche 28 avril 2002. Ce dernier a rapidement observé une grave anomalie neurologique vasculaire. Aussi, fait-il transférer monsieur Lelièvre en oxygénothérapie à l’Hôtel-Dieu de Lévis pour un traitement en chambre hyperbare. Victime d’un accident barotraumatique, qui lui a occasionné une embolie cérébrale gazeuse sévère suite à la décompression de l’avion en vol, Sylvain Lelièvre n’a pas repris conscience entre son admission à Lévis et son décès, deux jours plus tard, entouré des siens, le mardi 30 avril 2002.

Sylvain Lelièvre aurait eu 75 ans

Disparu le 30 avril 2002, Sylvain Lelièvre était né le 7 février 1943. Il aurait eu 75 ans cette année. Son anniversaire a été souligné parallèlement par la Maison de la littérature de Québec et par l’animateur, écrivain et musicien Stanley Péan, sur les ondes d’ICI Musique. La Maison de la littérature de Québec a publié un communiqué résumant les grandes étapes de la vie et de la carrière de celui qu’on surnommait le poète de Limoilou. Le survol se conclut sur une citation de l’écrivain Pierre Morency : « En quarante ans de carrière Sylvain n’a jamais cessé d’approfondir ses thèmes, d’affiner sa musique, d’y intégrer toutes les ressources du jazz, de faire de chacun de ses spectacles une fête humaine où l’humour se mêle à la gravité, où la musique se déploie en trouvailles subtiles, où la clairvoyance devant les douleurs du monde débouche toujours sur une célébration originale de la vie. Voilà une œuvre de vraie santé, de parfaite maîtrise de ses moyens, mais aussi de liberté et d’invention. »

À Quand le jazz est là, Stanley Péan a offert à ses auditeurs un panorama de compositions jazz signées Lelièvre: Le vent du fleuve, Quand le saxo…, Le joueur de piano, Le croque-mort à coulisse (version d’Annie Poulain), Petit matin (version d’Emilie-Claire Barlow), Marie-Hélène (version Robert Angelillo), Un bout de chemin, Tombouctou et le légendaire standard de Thelonious Monk Round’ Midnight (version Sylvain Lelièvre).

Marie-Thérèse Fortin chante Le Fleuve

À l’occasion de la 8e édition du Festival Québec en toutes lettres, la comédienne Marie-Thérèse Fortin a prêté sa voix magnifique à la chanson Le fleuve de Sylvain Lelièvre. Composée en 1966, cette pièce figure sur le premier album éponyme de l’auteur-compositeur paru en 1973. À cet événement s’est ajoutée la production vidéo de La Fabrique culturelle dans laquelle Marie-Thérèse Fortin offre un moment de grâce et de poésie en interprétant Le fleuve, cette métaphore de nos vies qui s’écoulent. Cette dernière a fait appel à son complice, Marc Vallée, à la guitare et la voix.

Ça passe comme un rêve
Entre nos rives grises
Ça charrie comme un goût
D’aller chercher plus loin
C’est comme un peu du large
Écarté dans nos rues
Du large qu’on appelle
Et qu’on ne prend jamais