Martin Théberge revisite Lelièvre

Pour son premier album en carrière, le chanteur Martin Théberge a choisi de revisiter dix pièces du regretté auteur-compositeur-interprète Sylvain Lelièvre (Martin Théberge chante Lelièvre) avec la complicité du pianiste Benoît Sarrasin, qui signe la réalisation. Revisitées avec art et sensibilité, Carte postale, L’invité, Le fleuve, Notre vie, Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves, Qui saura jamais, Toi l’ami, Ton épaule m’attend et Tôt ou tard mettent à l’avant-plan la beauté des textes du chantre de Limoilou. Martin Théberge propose également une version touchante de Venir au monde (vidéo) qu’il interprète en duo avec la grande Danielle Oddera, avec l’apport d’un quatuor à cordes composé des violonistes Hubert Brizard, Véronique Potvin et Josée Aidans et de la violoncelliste Julie Trudeau.

« C’est un magnifique cadeau que cet album des chansons de Sylvain, commente Monique Vaillancourt-Lelièvre. Martin Théberge nous propose un voyage qui parle d’indignation, de préoccupations sociales, de tendresse et d’amour. Un choix engagé. Merci Martin, tu es un interprète libre comme Sylvain était un chanteur libre. »

Martin Théberge: Lelièvre revisité

Jorane fait son Petit matin

Le samedi 6 mars dernier, France Beaudoin a reçu Francine Ruel à En direct de l’univers. Plusieurs savoureux et émouvants moments ont eu lieu durant l’heure de l’émission. Parmi ceux-ci, Jorane a interprété une version «violoncelle» du succès de Sylvain Lelièvre, Petit matin. L’interprétation à cordes était accompagnée au refrain par la chorale des Petits Chanteurs de Laval. Pour sa part, Michel Rivard à la guitare a offert à Francine Ruel son célèbre Phoque en Alaska, instant riche en émotions. Au cours de précédentes éditions d’En direct de l’univers, d’autres classiques de Sylvain Lelièvre ont été chantés, à savoir Marie-Hélène par Stéphane Archambault pour Gilles Vigneault, Moman est là par Lynda Lemay pour Pierre Brassard et Venir au monde par Michel Rivard pour Daniel Lavoie.

Marie-Hélène au temps du masque

À la semaine prochaine, l’émission humoristique de la radio de Radio-Canada, a offert sa vision 2021 de «Marie-Hélène». Imité par Pierre Verville, Sylvain Lelièvre chante une version adaptée à notre époque de son grand succès : «C’est pas facile d’être étudiant / Porter un masque tout le temps / L’école ce n’est plus comme avant / Avoir son DEC dans dix ans». Écouter le segment de l’émission: Sylvain Lelièvre À la semaine prochaine.

Sylvain Lelièvre s’est déjà confié au micro de Monique Giroux au sujet de Marie-Hélène: «Au départ, ce n’était pas une fille, c’était plus une génération. Je ne connaissais aucune Marie-Hélène. Après, il y a eu évidemment des jeunes filles qui m’arrêtaient et qui me disaient: [C’est moi, Marie-Hélène!]».

Version télévisée de Marie-Hélène avec les musiciens d’origine de l’album (1976).

La partie de hockey

La chanson La partie de hockey de Sylvain Lelièvre a été écrite en 1968. Comme le souligne pertinemment Cédric Bélanger, dans le Journal de Québec du 23 janvier 2021 : «Pas une chanson ne décrit mieux le parcours de l’amateur de hockey québécois, de l’enfance à l’âge adulte». Effectivement, les deux premiers couplets sont évocateurs de cette époque de fébrilité où de jeunes hockeyeurs se pressaient à aménager une patinoire dans la cour arrière de la maison familiale :

« C’qu’on a joué au hockey quand on était p’tits gars
On s’faisait dans nos cours des morceaux d’patinoire
Avec de vieux bout d’planches – et pas mal de dégâts
Pis au premier froid bleu, on sortait l’arrosoir

J’étais l’plus p’tit d’la gang, mais quand j’avais mes gants
Mes pads, mes épaulettes, j’étais deux fois plus gros
Et même si je flottais dans mes patins trop grands
J’me prenais pour Boum Boum, j’fonçais comme un taureau »

Sylvain Lelièvre a enregistré deux versions de La partie de hockey. La première sur son album éponyme de 1973 et la seconde 10 ans plus tard sur l’album À frais virés.

La partie de hockey (1973)

La partie de hockey (1983)

Le prix Sylvain-Lelièvre remis à Jacques Michel

Le 15e gala de la Fondation SPACQ s’est tenu en mode virtuel cette année. À cette occasion, le prix Sylvain-Lelièvre a été remis à Jacques Michel pour couronner l’ensemble de sa carrière. Ce dernier s’est dit profondément touché par cette reconnaissance qui souligne et qui confirme l’importance de son œuvre artistique dans l’histoire et la mémoire collective québécoise. L’auteur-compositeur-interprète bien connu pour ses succès Un nouveau jour va se lever, Pas besoin de frapper et Amène-toi chez nous a également reçu en plus de son prix une estampe de l’artiste-peintre Marc Séguin et une bourse du commanditaire Fiera Capital. Au cours de sa carrière de cinq décennies, Jacques Michel a écrit au-delà de 300 chansons qui ont été interprétées par Gérard Lenorman, Pauline Julien et plus récemment par Sylvain Cossette et Fred Pellerin.