Versant jazz façon Samuel Bergeron

Dans le cadre des Jeudis Jazz du Collège Lionel-Groulx, le groupe de Samuel Bergeron a présenté un hommage à Sylvain Lelièvre, le jeudi 18 novembre dernier. Versé dans le jazz, le quatuor a interprété une demi-douzaine des grands succès de l’auteur-compositeur pour le plus grand plaisir du public enthousiaste. Les pièces Petit matin, Old Orchard, Lettre de Toronto, Marie-Hélène et Les choses inutiles ont brillé par la qualité du jeux des musiciens et de l’interprète principal Samuel Bergeron, étudiant en chant du cégep. Un remarquable trio entourait le chanteur avec au piano Andrée Boudreau, à la batterie Dany Richard, et à la basse électrique Rémy Villeneuve. Vivement le retour sur scène de ce talentueux groupe musical pour d’autres interprétations jazz des chansons de Sylvain Lelièvre!

Roberto Medile gagne le prix Sylvain-Lelièvre

Le chanteur, comédien et producteur, Roberto Medile, a remporté le prix Sylvain-Lelièvre de la Fondation SPACQ pour le Passeur de témoin. La récompense a été remise à M. Medile par M. Rodrigue Lussier de Fiera Capital, commanditaire du prix. Ami de longue date de Sylvain Lelièvre, Roberto Medile a chanté de nombreuses pièces tirées du répertoire du poète de Limoilou. Il a également eu le privilège d’interpréter des chansons originales composées uniquement pour lui, dont Ce n’est qu’une chanson madame. Parmi les classiques de Sylvain Lelièvre que Roberto Medile a adapté du français à l’italien figurent Petit matin, J’ai perdu trop de temps, La valse du bonheur et Le plus beau métier. C’est d’ailleurs avec le dernier vers de cette dernière que M. Medile a terminé son mot de remerciement : «Y a pas plus beau métier que celui de chanter».

Sur la route de Sylvain Lelièvre

Depuis la fin juin, Sylvain Lelièvre figure parmi les 25 points d’intérêts du Rallye Vieux-Québec littéraire. À l’aide d’une carte interactive ou imprimée, les visiteurs de ce parcours découvrent les trésors littéraires du Vieux-Québec, au détour des rues et des parcs. Ainsi, dans son roman Le troisième orchestre, Sylvain Lelièvre évoque le parc du Cavalier-du-Moulin, en référence à la redoute ayant servi aux troupes de Montcalm lors du siège de Québec en 1759. Le parc du Cavalier-du-Moulin est un des 25 trésors cachés du rallye littéraire.
 

À quelques pas de la promenade littéraire, l’Hôtel Château Laurier de Québec rappelle à sa façon la mémoire de Sylvain Lelièvre. Dans le hall de la réception de l’hôtel, le tableau du peintre madelinot Louis Boudreault présente un jeune Lelièvre, à l’âge de ses études à l’Externat classique Saint-Jean-Eudes dans les années 1960. La toile a été dévoilée lors de la fin des travaux de rénovation de l’Hôtel Château Laurier de Québec, en juin 2019. Dans une publication récente, le propriétaire de l’hôtel, Alain Girard, a repris le refrain de la chanson La basse-ville pour illustrer la transformation du quartier Limoilou : «Quand on est de la basse-ville, on n’est pas de la haute ville».

 

À 15 minutes de marche de l’hôtel, le Café Krieghoff dispose aussi de son «coin» Lelièvre. En effet, le célèbre bistrot de la rue Cartier affiche deux plaques commémoratives du poète de Limoilou, dont l’une évoque l’esprit de ce dernier : «Plus de haute ni de basse ville, qu’une seule et même parole, celle de Sylvain Lelièvre (1943-2002).»

Drummondville une chanson du Québec

La chanson de Sylvain Lelièvre, Drummondville, figure dans Le Québec en 25 chansons, répertoriées dans Le Journal de Montréal. Sous la plume de Raphaël Gendron-Martin, l’article recense une vingtaine de titres d’auteurs-compositeurs ou de groupes musicaux du Québec, et ce, à travers les régions de la province. Drummondville est une pièce qui a été composée pour l’album Les choses inutiles paru à l’automne 1998. Dans ses spectacles, Sylvain Lelièvre présentait cette chanson ainsi : «Je n’ai jamais été doué pour les titres, mais celui-là ça va, voilà donc l’histoire de ma vie résumée en un mot : Drummondville!». Le premier couplet de la chanson est évocateur de l’ironie du titre : «Depuis Charlesbourg / jusqu’à Gravelbourg / de Rouyn-Noranda / à Saint-Jean-d’-Matha / via Fatima / un soir à Paris / l’autre à Ville-Marie / j’ai prom’né mes chansons de ville en ville / j’en ai fait des milles / mais j’ai jamais chanté à Drummondville».

Souvenirs du 30 avril

La date commémorative du décès de Sylvain Lelièvre a été souligné à ICI Musique et ICI première en avril dernier. Emporté par un accident barotraumatique à bord d’un avion, le poète originaire de Québec a fait l’objet de quelques hommages depuis sa disparition le 30 avril 2002. À son émission Quand le jazz est là, Stanley Péan a fait entendre neuf pièces du répertoire de Lelièvre à ses auditeurs, quelques-unes exécutées par lui-même, les autres par des artistes établis en jazz comme Emilie-Claire Barlow (Petit matin), Christine Tessan (Fleurs de grésil) et Robert Angelillo (Marie-Hélène, instrumentale). Le temps d’une chanson avec Catherine Pépin a conclu deux heures de musique française avec des classiques de Sylvain Lelièvre dont Toi l’ami, Old Orchard et Petit matin. Pour sa part, Joël Le Bigot, a déniché dans les archives de Radio-Canada, un entretien entre Lelièvre et Monique Giroux sur la composition de la chanson Les choses inutiles. La version instrumentale de cette pièce sert d’ailleurs d’indicatif musical à l’émission hebdomadaire de M. Le Bigot, Samedi et rien d’autre.