Sylvain Lelièvre et l’air du temps

De gauche à droite : Louis Caron et les retraités du Collège de Maisonneuve

Dans le cadre des Activités pour retraités et préretraités du Collège de Maisonneuve, Louis Caron a animé la conférence intitulée : Sylvain Lelièvre et l’air du temps, en deçà et au-delàSpécificité, actualité et pertinence de son œuvre. Du 28 janvier au 27 février 2019, M. Caron – ancien professeur du Collège et ancien confrère de Lelièvre – a présenté l’œuvre en chansons de l’auteur-compositeur-interprète, originaire de Québec. À travers le portrait qu’il brosse du père de Marie-Hélène, Louis Caron évoque l’important héritage musical de ce dernier, tant au Québec que dans l’ensemble de la francophonie. Il revient sur l’œuvre foisonnante de l’artiste créée depuis le milieu des années 1960 jusqu’à son décès inattendu en avril 2002. Dans l’air du temps qui est le nôtre, M. Caron est d’avis qu’il nous appartient maintenant de découvrir ou redécouvrir les chansons et, à travers leur approfondissement, le chanteur et l‘homme libres qui nous touche tant.


Professeur retraité de science politique, Louis Caron a également tenu une conférence intitulée Sylvain Lelièvre, l’Homme et l’œuvre au même Collège de Maisonneuve, en novembre 2008. Appuyé de documents audio, M. Caron a retracé les grandes étapes de la carrière du poète de Limoilou à travers ses chansons et surtout les thèmes qui lui étaient chers.

Fleurs de grésil pour Noël

Le quatuor manouche de Christine Tassan et les Imposteures propose en ce temps de Fêtes 2018 une version personnelle des chansons traditionnelles de Noël. Parmi les 11 titres de l’album Django Belles figure un des classiques de Sylvain Lelièvre : Fleurs de grésil. Clin d’œil assumé et arrangé à la Django Reinhardt, la pièce de Lelièvre a été composée en 1978 sur un album incluant Lettre de Toronto et Le chanteur indigène. Quant aux autres titres, les quatre musiciennes interprètent avec un plaisir contagieux quelques classiques du répertoire québécois, dont Mon pays, Marie-Noël et Tout l’monde a la grippe de La Bolduc. De beaux airs rythmés aux sonorités manouches pour réchauffer des plus endurcis des festivités de Noël.

Témé Tan gagnant du prix Rapsat-Lelièvre

Né en République démocratique du Congo, Tanguy Haesevoets, alias Témé Tan, a fait l’unanimité auprès des membres du jury international du prix Rapsat-Lelièvre avec son album éponyme paru en 2017. L’univers mélodieux et personnel de l’artiste belge aux racines congolaises s’est démarqué auprès des spécialistes de la musique. Ils ont relevé le caractère moderne de sa musique métissée, ses prouesses vocales, ainsi que la qualité de ses textes. Le prix Rapsat-Lelièvre lui a été remis le lundi 5 novembre dernier dans le cadre du festival Coup de cœur francophone. La récompense est accompagnée d’une bourse de 5 000 $ de la part du ministère des Relations internationales et de la Francophonie et d’une aide financière de 10 000 $ du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, accordée à la maison de production. Par voie de communiqué, la ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Langue française, Nathalie Roy, a fait savoir qu’«En reconnaissant ainsi l’œuvre de Témé Tan, nous mettons en lumière le fabuleux talent d’un jeune artiste qui incarne tout ce que les cultures de langue française ont de meilleur à offrir dans le monde». À la suite de la cérémonie de remise de prix, toujours dans le cadre de Coup de cœur francophone, Témé Tan s’est aussi produit sur la scène de l’Ausgang Plaza pour présenter au public montréalais ses plus récentes chansons.

L’an dernier, c’est la chanteuse Klô Pelgag qui a accepté cet honneur en raison de la qualité de son effort L’étoile thoracique. La Québécoise Salomé Leclerc a quant à elle été primée en 2015 pour son album 27 fois l’aurore.

 

Monsieur Vigneault regrette Sylvain

Alors qu’il fête ses 90 ans et fait paraître un nouvel album, Ma jeunesse, Gilles Vigneault se rappelle ses amis disparus. Interviewé par Ève-Marie Lortie, à l’antenne de Salut Bonjour week-end, le poète de Natashquan regrette le départ de ses compagnons de musique et de chansons, notamment Gaston Rochon, Bruno Fecteau (tous deux pianistes) et «tant d’autres Sylvain Lelièvre». Dès le début de la carrière de Sylvain Lelièvre, Gilles Vigneault a non seulement publié les recueils de poèmes de ce dernier, mais il aussi produit ses premiers albums, sous étiquette Le Nordet. Les deux ont écrit ensemble quelques chansons. En juillet 2017, à l’occasion des 40 ans du Festival d’été de Québec, Monsieur Vigneault avait eu ces mots pour son ami Sylvain : «J’ai beaucoup regretté qu’il n’ait pas eu l’occasion d’écrire ce qu’il aurait pu écrire si la vie le lui avait permis» (Le Soleil).

Article du Soleil

Jean Lapointe décroche le prix Sylvain-Lelièvre

Jean Lapointe, Monique V.-Lelièvre et Mercedes Vincent

Lors du 13e gala de la Fondation SPACQ, Jean Lapointe a obtenu le prix Sylvain-Lelièvre pour souligner l’ensemble de son œuvre d’auteur-compositeur. Également comédien et sénateur, à la chambre haute du Parlement du Canada (2001 à 2010), Jean Lapointe a connu de grands succès avec les pièces Mon oncle Edmond, C’est dans les chansons et Si on chantait ensemble. Au bras de son épouse Mercedes Vincent, monsieur Lapointe a évoqué le souvenir de Sylvain Lelièvre, en proposant que ce dernier aurait sans doute composer «un petit blues pour l’occasion». Le prix s’accompagne d’une bourse de 10 000 $ remise de la part de Fiera Capital.