Marie-Hélène au temps du masque

À la semaine prochaine, l’émission humoristique de la radio de Radio-Canada, a offert sa vision 2021 de «Marie-Hélène». Imité par Pierre Verville, Sylvain Lelièvre chante une version adaptée à notre époque de son grand succès : «C’est pas facile d’être étudiant / Porter un masque tout le temps / L’école ce n’est plus comme avant / Avoir son DEC dans dix ans». Écouter le segment de l’émission: Sylvain Lelièvre À la semaine prochaine.

Sylvain Lelièvre s’est déjà confié au micro de Monique Giroux au sujet de Marie-Hélène: «Au départ, ce n’était pas une fille, c’était plus une génération. Je ne connaissais aucune Marie-Hélène. Après, il y a eu évidemment des jeunes filles qui m’arrêtaient et qui me disaient: [C’est moi, Marie-Hélène!]».

Version télévisée de Marie-Hélène avec les musiciens d’origine de l’album (1976).

La partie de hockey

La chanson La partie de hockey de Sylvain Lelièvre a été écrite en 1968. Comme le souligne pertinemment Cédric Bélanger, dans le Journal de Québec du 23 janvier 2021 : «Pas une chanson ne décrit mieux le parcours de l’amateur de hockey québécois, de l’enfance à l’âge adulte». Effectivement, les deux premiers couplets sont évocateurs de cette époque de fébrilité où de jeunes hockeyeurs se pressaient à aménager une patinoire dans la cour arrière de la maison familiale :

« C’qu’on a joué au hockey quand on était p’tits gars
On s’faisait dans nos cours des morceaux d’patinoire
Avec de vieux bout d’planches – et pas mal de dégâts
Pis au premier froid bleu, on sortait l’arrosoir

J’étais l’plus p’tit d’la gang, mais quand j’avais mes gants
Mes pads, mes épaulettes, j’étais deux fois plus gros
Et même si je flottais dans mes patins trop grands
J’me prenais pour Boum Boum, j’fonçais comme un taureau »

Sylvain Lelièvre a enregistré deux versions de La partie de hockey. La première sur son album éponyme de 1973 et la seconde 10 ans plus tard sur l’album À frais virés.

La partie de hockey (1973)

La partie de hockey (1983)

Le prix Sylvain-Lelièvre remis à Jacques Michel

Le 15e gala de la Fondation SPACQ s’est tenu en mode virtuel cette année. À cette occasion, le prix Sylvain-Lelièvre a été remis à Jacques Michel pour couronner l’ensemble de sa carrière. Ce dernier s’est dit profondément touché par cette reconnaissance qui souligne et qui confirme l’importance de son œuvre artistique dans l’histoire et la mémoire collective québécoise. L’auteur-compositeur-interprète bien connu pour ses succès Un nouveau jour va se lever, Pas besoin de frapper et Amène-toi chez nous a également reçu en plus de son prix une estampe de l’artiste-peintre Marc Séguin et une bourse du commanditaire Fiera Capital. Au cours de sa carrière de cinq décennies, Jacques Michel a écrit au-delà de 300 chansons qui ont été interprétées par Gérard Lenorman, Pauline Julien et plus récemment par Sylvain Cossette et Fred Pellerin.

 

L’histoire du parc Sylvain-Lelièvre

© Patrice Laroche (Le Soleil)

Avant d’être d’être nommé parc Sylvain-Lelièvre, l’espace à l’angle du boulevard de la Canardière et de la 4e Avenue a connu une autre vie. Jusqu’à la fin des années des années 1990, l’enseigne BP a régné à cette intersection du Vieux-Limoilou. Suite à la disparition des pompes à essence et du garage de mécanique automobile, l’espace a hébergé quelques années des bacs de recyclage et des conteneurs de récupération. Ce paysage s’est grandement épanoui lorsque le parc Sylvain-Lelièvre a été aménagé et inauguré dans la foulée de la fête de la fondation de la ville de Québec, le 3 juillet 2004. Une célébration a été organisée pour l’occasion en présence de l’ancien maire Jean-Paul L’Allier et l’épouse de Sylvain Lelièvre, Monique Vaillancourt.

Le parc a été conçu par l’architecte paysagiste André Plante. Des conifères, des arbustes et des fleurs encerclent le point central en forme de microsillon. La sculpture suspendue de 25 mètres de long se constitue d’une portée musicale en aluminium reproduisant les deux derniers vers de la chanson Toi l’ami de Sylvain Lelièvre : « Que par-dessus les mers, les villes et les toits se rejoignent nos mains à force d’espérance ».

Source historique : L’angle du boulevard de la Canardière et de la 4e Avenue en 1978
(Le Soleil, 31 octobre 2020)

Photos saisonnières : Carole Beausoleil

Clin d’œil à Marie-Hélène

Sur son deuxième album, l’ex-leader des Parfaits salauds, Rémy Caset rend hommage à Marie-Hélène dans sa chanson Éléonore. L’auteur-compositeur-interprète reprend le célèbre refrain en ces mots : «Elle trouve ça dur d’avoir vingt ans / Comme une certaine Marie-Hélène / Y a pas si longtemps». La sympathique pièce folk nous entraîne dans la vie d’Éléonore qui cherche l’amour et le réconfort. À l’exemple de son premier album solo, L’hippocampe aux yeux clairs ravit les critiques comme ici sous la plume de Sylvain Cormier du Devoir, qui lui accorde trois étoiles et demie.