Pantalon gris et veston bleu choisie par Stanley Péan

juin_2014-stanleyL’animateur et écrivain bien connu, Stanley Péan, présente ses favoris sur CD. Ce dernier propose un album de ses choix musicaux préférés avec Quand le jazz est là, les coups de coeur de Stanley Péan. Une pièce culte de Sylvain Lelièvre figure parmi les grands noms du jazz d’ici. Dernière pièce de l’album et non la moindre, Pantalon gris et veston bleu : enregistrement unique, réalisé en janvier 2002, trois mois avant le décès de Lelièvre. Cette chanson «autobiographique» a été captée par Radio-Canada lors de l’inauguration de la station Espace Musique à Winnipeg. L’album de Péan contient également des oeuvres jazz de Lorraine Desmarais, Oliver Jones, Jean Vanasse et Carol Welsman.

Quand le jazz est là versant
Lelièvre

Stanley Péan convie les amateurs de jazz et fidèles de l’oeuvre de Sylvain Lelièvre à son émission radiophonique Quand le jazz est là, le vendredi 27 avril prochain, à l’antenne d’Espace Musique. Dès l’ouverture de l’émission à 17h30, l’animateur féru de la note bleue explorera la carrière de Sylvain Lelièvre sous l’angle de sa passion du jazz. En compagnie d’invités spéciaux, dont l’épouse du disparu, Stanley Péan couvrira 40 ans de chansons intimement marquées par le jazz. D’inoubliables classiques seront au menu, mais aussi des inédits musicaux interprétés au piano par le poète de Limoilou. Un moment unique de radio à ne pas manquer!

L’embellie qui s’en vient de Stanley Péan

Paroles de <em>L'Embellie</em>

«Le 30 avril prochain, ça fera exactement huit ans que Sylvain Lelièvre a tiré sa révérence, victime d’une embolie cérébrale sévère. Il me manque, le bon vieux Lelièvre, dont je n’étais pas l’intime mais que j’ai côtoyé à l’occasion, et toujours avec grand plaisir, dans des salons du livre ou d’autres événements littéraires, et que je tiens pour l’un des plus brillants auteurs de chansons que le Québec ait vu naître. J’ai souvent songé à lui, ces temps derniers, au terme d’un hiver lugubre dont je craignais ne pas voir le terme. Heureusement, il semble que la série noire tire à sa fin et la sarabande de mauvaises nouvelles qui a ponctués ces derniers mois laisse enfin sa place à des annonces plus lumineuses. Du coup, je me rappelle ce couplet de Lelièvre qui m’a autrefois inspiré un fragment narratif:»

Ce n’est pas le printemps, non ce n’est pas l’avril
Ce n’est pas le printemps, mais les signes sont là
Que le temps désormais a rouvert ses chemins
Et que les chemins tiennent debout sous les balises


Ce n’est pas le printemps, mais désormais je sais
Que le reste fondra plus vite qu’on le croit
Et c’est plus que des mots, plus qu’un harmonica
Qu’il faudra pour fêter l’embellie qui s’en vient

Blogue de Stanley Péan