Souvenirs du 30 avril

La date commémorative du décès de Sylvain Lelièvre a été souligné à ICI Musique et ICI première en avril dernier. Emporté par un accident barotraumatique à bord d’un avion, le poète originaire de Québec a fait l’objet de quelques hommages depuis sa disparition le 30 avril 2002. À son émission Quand le jazz est là, Stanley Péan a fait entendre neuf pièces du répertoire de Lelièvre à ses auditeurs, quelques-unes exécutées par lui-même, les autres par des artistes établis en jazz comme Emilie-Claire Barlow (Petit matin), Christine Tessan (Fleurs de grésil) et Robert Angelillo (Marie-Hélène, instrumentale). Le temps d’une chanson avec Catherine Pépin a conclu deux heures de musique française avec des classiques de Sylvain Lelièvre dont Toi l’ami, Old Orchard et Petit matin. Pour sa part, Joël Le Bigot, a déniché dans les archives de Radio-Canada, un entretien entre Lelièvre et Monique Giroux sur la composition de la chanson Les choses inutiles. La version instrumentale de cette pièce sert d’ailleurs d’indicatif musical à l’émission hebdomadaire de M. Le Bigot, Samedi et rien d’autre.

Petit matin vs Les choses inutiles

Le journaliste et animateur Joël Le Bigot a évoqué la disparition de Sylvain Lelièvre à son émission Samedi et rien d’autre, le 4 mai dernier. Le Bigot rappelait à son auditoire de Radio-Canada qu’il était encore triste de la disparition de l’auteur-compositeur, même 17 ans après son décès : le 30 avril 2002. Aussi, afin de souligner cet anniversaire, l’animateur a proposé à son équipe et ses auditeurs le premier grand succès radio de Lelièvre, Petit matin.

Faut-il le souligner, depuis plus de 15 ans, l’indicatif musical à l’ouverture de l’émission Samedi et rien d’autre n’est nulle autre que la version instrumentale de Les choses inutiles de Sylvain Lelièvre. La pièce figure sur le dernier album studio du poète, lancé à l’automne 1998. Dans ses anecdotes de création, Lelièvre relatait le petit côté Trenet surréaliste voire anarchiste du couplet suivant :

Je rêve d’un monde indocile
Où les crocodiles
Et les orchidées
Auraient chaque année bissextile
Le droit d’être une île
Ou même député
La vie n’en s’rait pas plus facile
L’argent moins servile
Mais on peut rêver
Et tant pis si j’passe pour un fossile
J’aime les choses inutiles
Qui donnent à chanter