L’embellie qui s’en vient de Stanley Péan

Paroles de <em>L'Embellie</em>

«Le 30 avril prochain, ça fera exactement huit ans que Sylvain Lelièvre a tiré sa révérence, victime d’une embolie cérébrale sévère. Il me manque, le bon vieux Lelièvre, dont je n’étais pas l’intime mais que j’ai côtoyé à l’occasion, et toujours avec grand plaisir, dans des salons du livre ou d’autres événements littéraires, et que je tiens pour l’un des plus brillants auteurs de chansons que le Québec ait vu naître. J’ai souvent songé à lui, ces temps derniers, au terme d’un hiver lugubre dont je craignais ne pas voir le terme. Heureusement, il semble que la série noire tire à sa fin et la sarabande de mauvaises nouvelles qui a ponctués ces derniers mois laisse enfin sa place à des annonces plus lumineuses. Du coup, je me rappelle ce couplet de Lelièvre qui m’a autrefois inspiré un fragment narratif:»

Ce n’est pas le printemps, non ce n’est pas l’avril
Ce n’est pas le printemps, mais les signes sont là
Que le temps désormais a rouvert ses chemins
Et que les chemins tiennent debout sous les balises


Ce n’est pas le printemps, mais désormais je sais
Que le reste fondra plus vite qu’on le croit
Et c’est plus que des mots, plus qu’un harmonica
Qu’il faudra pour fêter l’embellie qui s’en vient

Blogue de Stanley Péan